La plus grande catastrophe de l’humanité : Le dérèglement climatique

PLANETE EN DANGER ! Vous vous demandez à cause de qui ? De l'Homme ! Comprenez ce qu'il se passe et trouvez des solutions dans cet article

1. Explication de la situation :

a) Que se passe-t-il ?

Vous vous demandez peut-être quel est l’être le plus destructeur, le plus dangereux, le plus cruel ?
Le requin ? Le moustique ? La méduse ? on rien de tout ça, c’est bien l’Homme,
c’est bien l’espèce humaine : il maltraite des animaux (élevage intensif…), il rase les forêts, il détruit sa propre planète, il tue même les autres humains.

1. L’effet de serre :
C’est un phénomène parfaitement naturel, et s’il n’existait pas, il ferait environ -20°C sur Terre. Lorsque la Terre est éclairée par le Soleil, sa surface renvoie une partie du rayonnement mais les gaz à effet de serre en retiennent une partie, ce qui contribue à réchauffer la Terre. C’est ce système que l’Homme a déréglé, combustion du pétrole et du gaz, déforestation, agriculture intensive… Ces gaz s’accumulent dans l’atmosphère, et atteignent des niveaux record. Pour le C02, sa concentration a presque doublé depuis le XIXème siècle, et c’est la concentration la plus forte depuis au moins 800.000 ans. Donc, plus il y a des gaz à effet de serre plus l’effet de serre s’intensifie. Le surplus d’énergie introduit par l’Homme dans la machine climatique est environ l’équivalent de 3 petites bombes atomiques explosant chaque seconde.

2. Montée des températures :
Aujourd’hui, la température moyenne sur terre a déjà augmenté de 1°C depuis la fin du XIXème siècle et les températures extrêmes qui ne touchaient que 1% de la surface de la Terre, en concernent maintenant près de 10%. En admettant que la température double d’ici 2.100, la température moyenne augmentera entre 4°C et 5°C.

3. Niveau des mers :
Sur tous les continents, les glaciers diminuent et disparaissent. Les grandes calottes polaires du Groenland et de l’Antarctique perdent leurs glaces dans l’océan et contribuent à élever le niveau de la mer. Si la surface Antarctique voie sa surface augmenter légèrement grâce à un renforcement des vents, la banquise Arctique elle, a vu sa superficie fondre d’environ 30% (ce qui entraine la mort d’animaux) depuis les années 80.
Le résultat, le taux moyen d’élévation est actuellement aux alentours de 3,3 mm par an mais ce taux augmente avec les émissions de gaz à effet de serre qui se poursuivent. Déjà monté d’une vingtaine de centimètres en 1 siècle, les océans pourraient, dans le pire des cas, monter d’un mètre. Les petites îles paradisiaques comme les Maldives, seront les 1ers à disparaître.

4. Augmentations des précipitations/sécheresses :
Dans l’hémisphère nord, les scientifiques s’attendent à davantage de pluie. Vers l’équateur et dans toutes les régions déjà arides, les scientifiques prévoient des sécheresses plus longues et plus fréquentes, ainsi qu’une réduction du volume d’eau des fleuves (alors que ce sont des populations déjà en manque d’eau). Les centrales qui produisent l’électricité sont refroidies par les cours d’eau, ce qui pourrait engendrer des manques d’électricité.

5. L’acidification des océans :
C’est l’un des effets les plus méconnu et les plus inquiétants du dérèglement climatique. Le CO2 en excès se dissout dans les eaux de surface et les rends plus acides. La rapidité de ce phénomène est énorme depuis 100 millions d’années et les scientifiques ignorent les effets qu’il aura dans quelques décennies. Les coquillages et certains planctons qui constitue le début de la chaine alimentaire, pourraient ne pas pouvoir s’y adapter. Leur disparition aurait un impact direct sur l’ensemble des espèces, l’Homme compris.

b) Les présidents et les réunions pour le climat qui ne servent à rien :
Dans quasiment toutes les COP (COnférence des Parties) organisées, aucune décision n’est prise. Lors de l’avant-dernière COP, la COP 24, les gouvernements n’ont à peine pris des décisions. Lors de la dernière COP, la COP 25 (qui a eu lieu entre 2 et le 13 décembre) les décisions ont été insignifiantes. Les multinationales (Amazon, Google…) ne pensent qu’à l’argent : pour info, 82% de la fortune mondiale se retrouve dans les mains de 1% de l’humanité. Les entreprises comme Apple, Samsung… sortent un nouveau modèle de téléphone environ tous les 6 mois, alors qu’un téléphone n’a pas du tout besoin d’être changé aussi tôt sauf que des gens achètent toujours le dernier modèle. C’est très mauvais pour l’environnement parce que non seulement la fabrication est mauvaise mais aussi parce qu’ils sont créés dans des usines qui rejettent évidemment du gaz à effet de serre ; les composants sont dangereux pour l’environnement et encore pleins d’autre raisons…
Trump s’est retiré des accords pour l’environnement, il encourage les énergies fossiles (charbon, pétrole…), pour les écologistes, Trump est un “séisme”.
Bolsorano veut exploiter l’Amazonie, la plus grande forêt tropicale, le poumon vert de la planète. Il a manqué de respect aux écologistes en disant de “faire caca un jour sur deux” prétendant que c’était une solution pour l’environnement. L’Amazonie avait pris feu pendant de nombreuses semaines sans que cela gêne Bolsorano. C’est un “Trump tropical” pour les écologistes.
Pour revenir à la COP 24, des organisations comme l’ONU avaient dit qu’il était hors de question de se diriger vers un objectif d’augmentation de +2°C de température moyenne (comme avait été envisagé dans les accords de 2015).

Informations très importantes concernant l’augmentation des températures :
Comme beaucoup de monde, vous pensez peut-être que 2°C en plus ce n’est pas beaucoup, mais un réchauffement de +4°C signifie +10°C, la Terre aride, desséchée et suffocante sera alors invivable pour l’Homme. Pourquoi ? Les températures calculées sont mondiales, les calculs tiennent compte de la température des océans qui est beaucoup plus froide, les pôles nord et sud… Donc +2°C c’est +5°C sur les continents. Donc, si la température augmente de 4°C, elle augmente en réalité de 10°C, ce qui n’est pas vivable pour l’Homme : l’Homme prépare sa propre extinction.
+1,5°C impactera le quart du globe mettra en péril vitale la moitié de l’humanité.
+2°C impactera la moitié du globe et mettra en péril vitale les trois quarts de l’humanité.
On mourra de faim, de soif et d’épidémies (maladies qui touchent un grand nombre de personne).
Déjà pendant l’été 2018 en France, qui n’est pas un pays chaud, nous avons perdu 12 à 20 % des récoltes agricoles, les fleuves sont tombés à un niveau très bas et des centrales nucléaires ont même dû se mettre à l’arrêt.
Des pénuries d’eau qui vont toucher les deux tiers des habitants de la planète en 2025

2. Les mouvements, groupes, associations… pour le climat :

a) Les grèves des étudiants :
C’est un mouvement international de collégiens ou de lycéens qui participent à des manifestations contre le dérèglement climatique généralement le vendredi. La première grève qui a eu lieu en 2018 a été lancé par Greta Thunberg, une jeune fille suédoise qui a été devant le Parlement (suédois) à 15 ans pour dénoncer le changement climatique. Elle a créé FFF (Fridays For Futur). La dernière manifestation a eu lieu le vendredi 29 novembre avec la participation d’environ 2 millions de personnes, 2300 villes et 153 pays.

b) Le GIEC et l’ONU
L’ONU (Organisation des Nations Unies) et le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) sont des organisations intergouvernementales regroupant près de 200 États.
Le GIEC est ouvert à tous les membre de l’ONU. Les objectifs de l’ONU sont de maintenir la paix et la sécurité internationale en promet la protection des droits de l’homme, de la fourniture de l’aide humanitaire, le développement durable
Le GIEC est plus spécialisé, il agit sur le changement climatique.

c) Greenpeace
Greenpeace est une organisation non gouvernementale internationale qui regroupe plus de 55 pays. Elle lutte contre ce qu’elle estime les plus grandes menaces pour l’environnement et la biodiversité sur la planète. Elle a notamment lutté contre des essais nucléaires aux États-Unis, contre la pollution chimique…

3. Les solutions :

a) Les solutions personnelles :
Il y a effectivement beaucoup de problèmes, mais il y a aussi des
Nous sommes dans une société de surconsommation : nous achetons des choses que l’on n’a pas besoin (voir 1.b) et ça pollue la planète, mais nous pouvons changer ça avec quelques petites actions simples qui ne change quasiment rien dans notre vie mais qui peuvent sauver la planète.
Rappel : moins de demande = moins de production, pas demande = pas de production

– Rien qu’en parler et informer les gens peut beaucoup servir

– Diminuer la consommation de viande (qui peut être bon pour la santé) : responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre

– Ne pas utiliser de bio carburant qui déforeste les forêts comme l’Amazonie et qui est beaucoup plus polluant que le diesel

– Acheter de la nourriture biologique : elle respecte l’environnement.

– Arrêter les hydrocarbures (essence…)

– Économiser l’électricité : éteindre les lumières quand on ne les utilise pas, utiliser des lampes basse consommation (LED) et baisser de quelques degrés le chauffage (62% de l’énergie utilisé dans un foyer)

– Faire le tri des déchets

– débrancher les chargeurs avec rien au bout : le transformateur qui se trouve sur la prise et quelques fois une lumière continue d’utiliser de l’énergie

– Utiliser les transports en commun, faire du covoiturage… : les transports sont responsables de 27 % des émissions de gaz à effet de serre

b) Les solutions intergouvernementales :
Nous devons bien agir, mais le gouvernement pourrait nous aider !
Si le gouvernement prend des initiatives, ça pourrait encourager les personnes ne faisant rien ou polluant. Il en a déjà pris, il a essayé de diminuer les voitures pour moins de CO2 par exemple, mais il l’a mal fait : diminuer l’espace dédié aux les voitures, retirer des places de parking et faire des tonnes de chantiers dans tout Paris n’est pas la bonne solution pour l’environnement. Certes, il y a peut-être un peu moins de voitures mais toujours autant de circulation : les voitures sont à l’arrêt et consomment donc plus de carburant que si elles étaient plus rapidement à leur destination, les voitures passent du temps à trouver une place où se garer et consomment donc plus de carburant que si elle trouvait une place rapidement…
Vous allez peut-être dire que s’il y a beaucoup de circulation, on ne va pas prendre la voiture mais souvent, nous n’avons pas le choix, on est obligé ! Par exemple pour aller au travail en dehors de Paris, c’est des fois non-desservis par des transports en commun.
A Londres, une mesure efficace avait été prise : les automobilistes doivent payer une taxe de 11.50 £ (13,50€) à chaque fois qu’ils prennent leur voiture dans le centre-ville.

– Rénover les bâtiments pour éviter les gaspillages énergétiques avec par exemple une meilleure isolation pour utiliser moins de chauffage ou de climatisation pour une maison autant chauffée ou fraiche. Un bâtiment rénové pourrait consommer jusqu’à 50% d’énergie en moins. Le problème est que c’est cher, compliqué et long.

– Mettre de vrais réglementations contre la déforestation : Les forêts (avec l’océan) sont l’un des principaux boucliers de la planète contre le réchauffement car elle absorbe une partie du CO2 que nous émettons. De ce fait, en détruisant des arbres, diminue la capacité de la planète à stocker le CO2 on contribue donc au dérèglement. Résultat : la déforestation, représente l’équivalent de 13% des émissions de CO2 mondiales.
Mais on pourrait pourtant limiter ce phénomène. D’abord en imposant des lois sur l’exploitation des ressources forestières, puis en mettant en place des politiques de reboisement. C’est ce qui a été fait en France depuis assez longtemps puisque l’on impose aux gestionnaires forestiers plusieurs règles d’exploitation : demande d’autorisation de coupe, interdiction du défrichement (déforestation pour l’agriculture)… Depuis plusieurs décennies, la surface de forêt en France augmente : entre 0.5 et 0.8% par an.
Il y a encore pleins d’autres solutions pour les gouvernements et pleins de solutions personnelles mais en voilà une petite partie.
Si tout le monde fait un peu, ça fait beaucoup, alors sauvons la planète de ce crime et ce désastre ! Ce n’est pas encore trop tard !

Rédigé entre le 15/12/2019 et le 22/12/2019 par Maxime Hamou
Sources : Le Monde, La Grande Librairie (Fred Vargas), France Info, RTL, Le Figaro, CNEWS, Wikipédia, Le Parisien et Youmatter.